Dimanche 11 septembre 2016, à 11h00, ont été inaugurés par Michel Decker, maire de Florange, accompagné de plusieurs élus du conseil municipal, le square Henri Demont et la rue François Royer, en hommage à ces deux florangeois héros de la seconde guerre mondiale. À l’issue des cérémonies, qui se sont déroulées devant des membres de l’UNC et de l’association Fensch Militaria ainsi que de nombreux florangeois, deux plaques commémoratives ont été dévoilées par les familles des deux héros.

Henri Demont est né le 28 juin 1921 à Saint-Amant de Bonnièvre (Charente). Veuf de Françoise GRAZI, ils auront 8 enfants. M. Demont a travaillé à l’UTE puis à TRANS-FENSCH, à Florange. En juin 1942, il rallie les Forces Françaises Libres en Afrique du Nord mais est stoppé dans son élan par les Franquistes qui l’interceptent. Il passe six mois dans les geôles espagnoles avant d’arriver en 1943 en Algérie via le Maroc. En juillet 1943, il s’engage volontairement au titre du Bataillon de choc alors en fonction à Staoueli, près d’Alger, et en septembre, il fait partie d’un détachement de 109 hommes envoyés en mission en Corse afin de soutenir l’insurrection déclenchée contre l’occupant par les maquisards.

C’est le début d’une longue période de missions toutes aussi dangereuses les unes que les autres :

  • Juin 1944, conquête de l’Ile d’Elbe
  • Août 44 débarquement en Provence à Cavalaire
  • Puis, il participe aux libérations des villes de Toulon, Dijon, Belfort et de l’Alsace, où il est blessé, ainsi qu’à l’invasion de l’Allemagne.

Durant sa vie militaire, bien remplie, ses supérieurs lui reconnaissent courage, ténacité et dévouement et il reçoit pour ses états de service pas moins de douze décorations (une civile et onze militaires), dont la Croix de Guerre, la Médaille des évadés et internés, la légion d’Honneur et la Croix d’Officier de l’Ordre National du Mérite.

Il a raconté son odyssée dans un livre « le temps des illusions » édité par Florange Patrimoine et Culture. Décédé le 2 août 2015, Henri Demont habitait rue de Bourgogne, juste en face du square qui porte désormais son nom.


Né en 1920 et époux de Hélène Vellinger, François Royer a 5 enfants.

Il fréquente le séminaire jusqu’en philosophie avant d’être nommé instituteur et enseigne à Luttange puis à Laumesfeld jusqu’en 1943. Evadé, il devient maître d’internat dans un centre de jeunes travailleurs en Haute Vienne. Il entre ensuite au maquis et rejoint l’armée secrète à Bugeat (Corrèze). Il participera à la libération d’Ussel et sera décoré de la Croix de Guerre.

À la fin de la guerre, il fait « prépa » à Saint-Cyr Coëtquidan, puis, nommé sous-Lieutenant, il entre à l’école d’application de l’infanterie à Auvours (Sarthe). Il est affecté au 41ème Régiment d’Infanterie à Rennes. Il quitte l’armée en décembre 1947 et commence une carrière civile.

Chef d’exploitation au port d’Uckange jusqu’en décembre 1952, puis responsable du stockage et de l’entretien des pièces de rechange des usines de la vallée à SOLLAC. Il est préretraité en 1978.

Très estimé à Florange pour son engagement dans la vie publique et associative, M. Royer, en tant que capitaine de réserve et commandant de détachement s’occupe de la préparation militaire auprès des jeunes de la commune. Il est également membre de l’amicale des Officiers de Réserve de Thionville, des Anciens Elèves de la promotion « Victoire 1945 » de Saint-Cyr Coëtquidan, des évadés de Guerre et des engagés volontaires d’Alsace Lorraine, Président de l’ASVM (Association de Sauvegarde de la Vallée de la Moselle), de l’entente communautaire de la paroisse d’Oury, du CAMEO (Comité d’Aide aux Mouvements d’Enfants d’Oury), de la Chorale d’Oury, trésorier du Conseil de Fabrique d’Oury, et du Comité Diocésain.

Élu au Conseil Municipal en 1965, il a été l’adjoint aux travaux de M. Léon Arnould durant un mandat et membre du Conseil des Sages. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, M. Royer est décédé le 27 août 2011.