Madame la Députée Européenne, Monsieur le Député,
Madame la Sénatrice,
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux, généraux, Maires et représentants des villes et Communautés voisines,
Mes chers collègues du Conseil communautaire,
Mesdames et Messieurs les membres du personnel communautaire,
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes ce soir à Florange pour les vœux de la Communauté d’agglomération. Nous ferons en sorte de tourner sur le territoire, ce qui signifie qu’en 2011 nous nous retrouverons dans une des communes des cantons d’Hayange ou d’Algrange. Nous veillerons aussi en 2010 que le conseil communautaire puisse se dérouler dans différentes communes de la vallée.
En commençant cette cérémonie, je pense à Michel PARADEIS. Parmi les premiers, il a été de ceux qui ont compris l’intérêt de l’intercommunalité de projet. Michel disait souvent qu’il fallait "être fier de notre territoire", cette vallée de la Fensch qu’il a si fortement contribué à changer. Homme de convictions, Michel était attaché à une politique du concret et du possible, une politique qui tient sa parole envers ceux qui lui ont fait confiance. Il revendiquait cette culture de gestion, pensant que l’action publique est utile pour améliorer le sort des plus humbles et transformer concrètement les choses, en faisant la démonstration du sérieux et de la compétence des élus de terrain. Nous garderons les leçons de volonté, de courage et de lucidité dont il a témoigné dans sa vie personnelle, de militant et d’élu.
2009 restera dans l’histoire comme l’année de la plus forte récession de l’économie mondiale depuis la grande dépression des années 30. Notre pays a été fortement touché, et notre vallée, fortement impactée compte tenu du poids des secteurs industriels, mais aussi de la répercussion de la crise sur le travail frontalier. Partout dans nos communes, le chômage a explosé.
Le travail frontalier lui-même, qui sert de soupape de sécurité au Nord Mosellan depuis plus de deux décennies, a été touché. Le second haut-fourneau de Hayange est à l’arrêt depuis plus d’un an. Les plans de suppressions d’emplois se sont multipliés, quand bien même ils ont été masqués par des départs « volontaires » (sic) et des mesures d’âge, oubliant qu’il y a encore quelques mois on invitait les salariés à « travailler plus pour gagner plus » et surtout à travailler plus longtemps. Notre économie locale est très impactée par la crise de la demande dans le secteur automobile, à la fois à travers la sidérurgie et par l’importance, sur nos zones d’activité, de la sous-traitance automobile. Ce sont bien les plus fragiles, les intérimaires, les sous-traitants, les PME et leurs salariés qui ont été les premiers touchés. Pas les entreprises du CAC 40 ou les banquiers, merci pour eux, alors qu’ils sont les premiers responsables de la crise financière parce qu’ils ont instauré, non une économie productive, mais une économie de casino, reposant sur du virtuel, avec des exigences de rendement insupportables et un partage de la valeur ajoutée au seul profit des gros actionnaires et des fonds spéculatifs.
Sans vouloir tomber dans le pessimisme, les signes de reprise tardent, malgré la participation active des collectivités locales à l’effort de relance. Le système financier, pourtant sauvé à coups de milliard de fonds publics, n’a pas été remis au service de l’économie réelle, les banques reconstituent leurs marges et n’irriguent guère l’économie réelle par une distribution parcimonieuse du crédit aux particuliers et aux PME et, pire encore, les pratiques spéculatives qui ont provoqué la crise financière n’ont toujours pas été régulées.
La crise n’a pas fait changer, sauf des inflexions de discours, la politique du Président de la République. Faisant le bilan de son action en 2009, celui-ci se vantait de la suppression de la taxe Professionnelle. Réviser cet impôt s’imposait car il pesait sur la compétitivité des entreprises, nul ne le conteste. Mais il fallait un impôt économique assis sur une assiette neutre et évolutive, garantissant le lien indispensable entre l’économie et le territoire. On nous dit aujourd’hui qu’au prix d’une véritable usine à gaz (un texte de plus de 150 pages !) la suppression de la TP est compensée. A l’instant T, peut-être, mais les élus savent bien ce que vaut la parole de l’Etat. Les dotations budgétaires ne sont jamais ni indexées ni pérennes mais à terme, les collectivités voient leur autonomie fiscale mise à mal. Ne vous y trompez pas : cela signifie à terme moins de services et plus d’impôts sur les ménages, dès lors que les coûts augmentent alors que les recettes prévues pour remplacer la TP seront au mieux stables.
C’était la première étape. Vous avez aimé la suppression de la TP, vous allez adorer la réforme territoriale.
Nous en avons assez ! Assez de la parole non tenue de l’Etat, qui ne cesse de transférer des charges sur les collectivités, avec des compensations inexistantes ou insuffisantes. Qui ne cesse de geler, de diminuer ses concours, oublieux des engagements solennels pourtant inscrits dans la constitution elle-même, y compris sur l’autonomie fiscale et le principe de compensation. Oui, mes chers collègues, il faut réagir face à la majorité qui nous incite à la relance tout en nous étranglant financièrement. Le but final n’est-il pas politique, en transférant aux autres l’impopularité des impôts avec pour principale alternative de ne plus rien faire ? Beau paradoxe au moment où l’investissement local est plus nécessaire que jamais ! J’espère que nos concitoyens s’en souviendront au moment de s’exprimer en mars prochain. Avec d’autres, j’entends bien les y appeler.
En ce qui concerne notre territoire, je reste optimiste et volontariste. Nous avons une bonne situation géographique, une main-d’œuvre expérimentée, une volonté de développement. Nous avons besoin des décisions stratégiques pour la prolongation de la filière liquide au delà de 2012, nous espérons que le projet de captation du CO2, le procédé ULCOS, se fera en Lorraine. En même temps, nous restons prudents. Vous connaissez le proverbe « Chat échaudé… ». Qui peut oublier Gandrange, « les noces du mensonge et de la trahison », Gandrange symbole des promesses qui n’ont pas été tenues, encore moins gravées dans le marbre.
Nous n’avons pas baissé les bras en 2009. D’abord parce que là les implantations, sur nos zones d’activités, avec création d’emplois à la clé, se sont poursuivies. Rien qu’au dernier conseil communautaire, les projets approuvés représentent 50 emplois nouveaux. Le projet commercial sur la Feltière sera opérationnel en 2010. Il y a eu aussi d’autres bonnes nouvelles économiques en 2010. Courant décembre, Corus a confirmé qu’il allait investir 35 millions d’euros dans son usine de rails de Nilvange. Cet investissement fait suite à la confirmation de l’obtention par Corus d’un contrat d’environ 350 millions d’euros pour fournir des rails pendant une période allant jusqu’à six ans à la SNCF, pour le renouvellement et la maintenance des voies de RFF. Les travaux d’investissement commenceront en 2010, et emploieront jusqu’à 400 sous-traitants. Il s’agit d’un investissement qui doit permettre d’assurer l’avenir de l’usine et de l’emploi pour les années à venir.
Autre bonne nouvelle qui concerne Thyssen-Krupp, implanté à Florange et à Fameck. Le groupe a choisi son site de Florange pour réaliser son nouveau projet « EPS ». Pour rappel, il s’agit d’un investissement de 30 millions d’euros créant 50 emplois. Pour l’entreprise, il s’agit d’une véritable mutation technologique puisqu’il s’agit de passer de composants essentiellement mécaniques à la mécatronique et l’électronique. La CAVF soutient ce projet en transférant le montant de la subvention de la convention de 2007 sur le programme « EPS ».
Dans le même ordre d’idées, SLCA, sur Sainte Agathe, vient de célébrer son 30ème anniversaire et confirme sa capacité à diversifier produits et clients sur un marché très concurrentiel.
Nous avons travaillé, en 2009, main dans la main avec nos collègues de la Communauté d’agglomération voisine de Portes de France Thionville sur le développement de la zone portuaire d’Illange. Ce dossier est structurant et constitue un enjeu fort pour le développement économique du Nord Mosellan. Il a reçu le soutien au plus haut niveau de l’Etat en octobre dernier, dans le cadre du projet de port Moselle, avec les sites de Frouard et de Metz-la Maxe.
Depuis mon élection, je plaide en faveur du port d’Illange, qui concerne quatre communes et deux EPCI. Nous avons sur le territoire de la CAVF des réserves foncières importantes sur le ban d’Uckange. Les accès de la zone portuaire sont sur notre territoire et les solutions à apporter pour en améliorer la desserte routière passent aussi par notre territoire. Le projet ne consiste pas uniquement en la création d’un port à conteneurs mais, en prenant en compte la stratégie d’hinterland de grands ports européens comme Anvers, à développer des activités de montage et de transformation, à partir des zones d’activité des deux communautés et de la liaison vers la Méga zone départementale. Ce sont des centaines d’emplois qui sont en jeu.
Nous serons vigilants sur les points suivants : Un équilibre satisfaisant des investissements prévus entre les sites de Metz et de Thionville. J’ai toujours défendu une vraie complémentarité et la mise en valeur des atouts respectifs de ces deux sites, qui forment un tout à l’échelle européenne, qui est le cadre de référence de ce projet ambitieux.
la concomitance des investissements sur les deux sites.
l’amélioration de la desserte routière de la zone portuaire, qui est une nécessité et pour laquelle la CAVF continue à privilégier le désenclavement sud, le contournement d’Uckange par la liaison RD 953 vers l’échangeur de Sainte Agathe-La Feltière. Les obstacles techniques avancés à cette solution de bon sens et la plus porteuse en termes d’aménagement du territoire ne nous convainquent pas à ce stade car elles me semblent dictées par la volonté de certains, notamment dans des services de l’Etat, de ressusciter le délire technocratique qu’est le projet de Contournement Ouest de Thionville
Non, nous ne baissons pas les bras et ne cédons pas au pessimisme. Le renforcement de l’esprit communautaire constitue mon premier objectif au cours de ce mandat.
C’est naturellement l’objet du Pacte de mandature, adopté à l’unanimité en avril. Il ne se substitue pas au projet d’agglomération 2007-2013, qui a fait l’objet d’une contractualisation avec l’Etat et nos partenaires financiers. Le pacte de mandature s’imposait au moment où nous avions décidé d’activer la fiscalité additionnelle. Il constitue une feuille de route et une méthode de travail. Il s’appuie sur un objectif, celui du développement harmonieux du territoire communautaire dans son entièreté et du renforcement de l’esprit communautaire. Dans le cadre d’une intercommunalité de projet, il s’agit de construire un esprit de territoire afin d’aboutir à une appropriation de la vallée par tous ses habitants. Notre projet collectif vise bien le progrès pour tous. Les citoyens doivent retenir que les services et équipements implantés à un endroit du territoire bénéficient et appartiennent à tous.
Nous avons adopté, en juillet dernier un nouveau schéma communautaire des piscines, qui, en tirant les conséquences de la prochaine mise en service du centre nautique Féralia d’Hayange, a conduit à sortir du giron communautaire les piscines d’Uckange et de Nilvange. Le choix s’est fait à partir de leur état technique, de leurs caractéristiques techniques, de leur capacité et de leur ancienneté, sans autre considération.
Cette décision n’a pas été facile à prendre et je voudrais souligner l’esprit de responsabilité des élus communautaires et tout particulièrement de nos collègues des deux communes les plus directement concernées.
Il ne s’agissait pas tant d’économiser de l’argent que d’éviter d’en dépenser beaucoup plus, du fait de ce nouvel équipement et des moyens humains qu’il exige, du fait aussi des travaux qui sont nécessaires sur les autres piscines communautaires. Le conseil communautaire a validé les principes suivants :
Les enfants du Val de Fensch scolarisés dans le primaire doivent pouvoir accéder à l’enseignement de la natation dans les mêmes conditions qu’auparavant.
Les associations utilisant actuellement les piscines communautaires doivent pouvoir continuer leur activité ou se voir proposer des solutions de remplacement, la priorité étant accordée aux enfants et aux jeunes.
La Communauté a des responsabilités particulières à l’égard des communes dont les piscines ne seront plus communautaires, en particulier sur le devenir des sites et la révision de la dotation de compensation. La commission locale d’évaluation, présidée par notre collègue Alain Lognon y a d’ores et déjà travaillé.
J’ai notifié à toutes les communes extérieures à la CAVF (au total 24 communes), que nous ne serons plus en mesure d’accueillir leurs scolaires à compter de l’année scolaire 2010-2011. Je suis conscient des difficultés que cela posera à nos collègues maires, mais le Val de Fensch ne pouvait plus continuer à porter la charge pour l’ensemble du Nord Mosellan. Nous devons réserver les créneaux à nos scolaires et à nos clubs.
Nous avons également pris en 2009 deux décisions majeures.
La première concerne le sujet de la scène des musiques actuelles, la SMAC, sur lequel nous avons longtemps tergiversé. Le site emblématique du Gueulard, qui a fait découvrir à beaucoup les musiques actuelles, est fermé depuis près de dix ans. Notre précédent projet de territoire fixait déjà parmi nos objectifs la réalisation d’une scène des musiques actuelles. Le choix d’un site s’est promené dans presque toute la vallée. Nous avons changé de méthode en 2008, en lançant une étude de pré programmation, confiée au cabinet Campus, expert reconnu de ce domaine pour avoir suivi des dizaines de projets similaires. C’est à partir des préconisations de l’étude et non par effet d’aubaine que la proposition au centre ville de Nilvange, sur le site de la piscine, a été faite.
Nous avons également pris une décision de principe sur le siège communautaire. Ce n’était pas facile dans le contexte actuel. Il a été démontré que l’option de réhabilitation sur le site BIGAS n’était pas envisageable, que, grâce à l’intervention de l’EPFL sur le site de Wendel, c’est ce site qui devait être a priori retenu, à partir d’un projet qui doit rester strictement limité à l’enveloppe financière envisagée lors du séminaire budgétaire du 28 juin 2008, à savoir 7 millions d’euros TTC. Nous avions le devoir de donner des conditions de travail dignes à nos salariés.
Le séminaire financier du 26 novembre dernier, ainsi que le débat d’orientation budgétaire du 10 décembre ont tracé des perspectives pour nos principaux projets et l’avenir de nos finances, dans le cadre de notre projet de territoire et du pacte de mandature. Les élus ont du travail devant eux dans les commissions pour mieux prioriser et phaser les projets d’investissement.
Dans ce contexte, comment envisager le budget de 2010 et des années suivantes ? On me dit, que par avis de tempête, il faut réduire la voilure, certes. Il s’agit de manœuvrer par gros temps ; on ne peut pas rester immobile. Si on reste immobile, au fil de l’eau, le courant nous poussera sur les récifs et à la fin on coule. Il faut tenir bon la barre, louvoyer, manoeuvrer et avancer quand même vers le but que nous nous sommes fixés tous ensemble et qui figure dans les documents que vous avez votés : projet de territoire et pacte communautaire. Il n’y a pas d’autre choix.
Il faut aussi se mettre en tête que le destin des communes et de la Communauté est lié, au point que l’on parle du couple communes-Communauté. D’abord au niveau des compétences. Le législateur a confié aux communes, non à la Communauté, la clause de compétence générale, ce qui veut dire que la Communauté doit d’abord prendre en charge ce qui relève de ses statuts. Ca n’interdit pas de réfléchir à de nouveaux domaines d’actions, sous réserve de dégager les moyens et de veiller à ce que la compétence communautaire soit la garantie de faire mieux et moins cher. La communauté de destin vaut aussi en matière de ressources, la loi de finances pour 2010 ayant modifié le pacte fondateur de 1999 qui reposait exclusivement sur la taxe professionnelle unique. Désormais, la Communauté se financera également et j’allais dire de plus en plus sur les impôts ménages, ce qui a pour effet de limiter la redistribution que permettait la prise en compte des potentiels différents de TP. Notre politique fiscale doit être encore davantage que dans le passé coordonnée. Il faut tenir compte des difficultés de pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et laisser des marges de manœuvre aux communes. Pour ce qui concerne la Communauté, je vois deux sujets de débat, le premier étant celui du coût de collecte et de traitement des ordures ménagères, qui ne cesse de s’accroître, avec les conséquences des décisions du grenelle de l’environnement. Je rappelle qu’actuellement la taxe ne couvre que 60% du coût du service. Faut-il attendre 2014, avec la mise en place de la Redevance incitative (qui devra couvrir la totalité et même au-delà pour couvrir les frais d’assiette) ou d’ores et déjà procéder par paliers, en relevant progressivement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ? Le second concerne les transports collectifs : faudra-t-il fiscaliser tout ou partie du coût supplémentaire qu’annoncent inévitablement les perspectives financières du SMITU, sous réserve que cette autorité organisatrice sache mettre en place un service public plus attractif pour les usagers ? J’en appelle aussi à mes collègues maires sur la nécessité de passer à la vitesse supérieure en matière de mutualisation des moyens, afin de bénéficier d’économies d’échelle.
Si nous voulons mettre en œuvre le projet de territoire, être ambitieux pour la vallée, lui donner un avenir, il faut s’en donner les moyens, fixer des priorités et gérer plus que jamais avec rigueur.
Tout cela nous impose des devoirs, d’abord celui d’une rigueur accrue dans nos choix budgétaires, en particulier d’investissement. Il faudra prioriser et dégager des choix compatibles avec nos marges de manœuvre en matière d’endettement et la capacité d’absorption de nos services techniques.
Les citoyens seront amenés, davantage que dans le passé, à participer au financement de la Communauté. Cela veut dire non seulement faire connaître ce que nous aurons réalisé mais aussi que ces réalisations soient concrètes et répondent aux demandes des gens. Il faudra donc veiller à la visibilité de l’action communautaire, sur tout le territoire communautaire et disposer de services qui feront mieux connaître l’action communautaire. J’attends à cet égard les conclusions du groupe de travail animé par Mme KOCEVAR sur la petite enfance, en tenant compte des réflexions du conseil de développement qui recommandait une démarche pragmatique et excluait la reprise pure et simple de l’existant.
La mise en œuvre progressive du plan de paysage va dans ce sens puisqu’il est destiné à favoriser les loisirs, la promenade, la découverte de la nature. Nous avons récemment approuvé les itinéraires de déplacements doux, comprenant le schéma communautaire des pistes cyclables. En dehors de l’axe fédérateur déjà défini sur les RD 952 et 125E, le parti retenu est celui du loisir et de la promenade. Un autre dossier me semble être symptomatique de cette orientation vers la mise en valeur des aspects nature, paysage, promenade. Une étude préalable, qui devrait déboucher sur la constitution d’un parc communautaire à Algrange, sur le site de Sainte Barbe, a été lancée. Ce projet présente un grand intérêt, dans le cadre du plan de paysage mais aussi pour l’implantation d’un itinéraire cyclable et la politique des rivières, en permettant le traitement du ruisseau d’Algrange. La population d’Algrange pourra ainsi également avoir une perception concrète supplémentaire de l’action communautaire sur le territoire de cette commune.
Dans l’action communautaire, nous devons plus que jamais veiller au bon équilibre du territoire communautaire. L’action de la Communauté, le bilan établi au moment du nouveau projet communautaire le confirme, a bénéficié à tout le territoire. Mais il ne faut pas qu’une partie de la vallée ait le sentiment d’être oubliée. Depuis mon élection à la présidence de la CAVF, je consacre beaucoup d’énergie au devenir de la ZAC communautaire du site de la Paix et, plus généralement pour mener à bien une politique d’aménagement du territoire profitable à l’ensemble du territoire communautaire. J’ai notamment consacré beaucoup d’efforts à la recherche d’un concessionnaire pour l’aménagement de la ZAC. Cette démarche n’ayant pas donné les résultats escomptés, nous avons décidé de mener à bien et dans les meilleurs délais, l’étude géotechnique approfondie dont nous avons besoin pour le développement de cette zone. Je suis convaincu de l’intérêt de celle-ci, compte tenu de sa superficie et sa situation, et considère ce dossier comme hautement prioritaire. Pour autant je ne peux ignorer les contraintes qui compliquent la réalisation des projets que nous avons sur cette zone. Les résultats de l’étude nous permettront, en étroite concertation avec les élus du secteur, de mieux définir les traitements et la constructibilité des différents secteurs de la ZAC. Nous pourrons sur cette base mieux appréhender les modalités de partenariat avec d’autres aménageurs et prévoir, dans les orientations budgétaires, les moyens financiers à y consacrer. Le processus n’a pas été inutile car il a fait mûrir notre prise de conscience des contraintes et des atouts de cette zone, qui, je le répète avec force, reste une priorité absolue. Nous sommes encore aujourd’hui, trente ans après, victimes de la désinvolture des pouvoirs publics d’alors, qui ont laissé fermer les installations sans traitement du sol et du sous-sol. Une meilleure connaissance nous permettra de mieux cibler les possibilités de développement, dont nous ne doutons pas. C’est hélas un délai supplémentaire mais que nous ne pouvons éviter dans l’intérêt même du projet.
2009 a vu également l’ouverture d’une première aire des gens du voyage, à Nilvange. Nous n’avons fait qu’une partie du chemin, car il reste à positionner une deuxième aire, en bas de vallée. J’y travaille, avec le soutien actif de Monsieur le Sous-Préfet, les réglementations et leur lecture par certaines administrations ne nous facilitant pas la tâche. Il faut aussi, dans le cadre du projet d’aménagement de la ZAC de la Paix, apporter une solution au relogement des gens du voyage qui se sont sédentarisés. La volonté du Président est grande mais ne suffit pas à elle seule pour régler ce dossier. Comme je suis têtu, je ne renonce pas !
De nombreux défis nous attendent en 2010.
L’ouverture du centre Feralia, au 1er juillet, sera un temps fort. Nous avons investi 11 millions d’euros sur un équipement qui n’est plus une piscine mais un centre nautique, à vocation familiale avec beaucoup d’équipements. Il nous faudra déterminer les orientations sur l’utilisation de l’équipement et donc des moyens de fonctionnement de Féralia. Il faudra aussi mettre en place la nouvelle organisation des clubs de natation compatible avec le schéma communautaire des piscines ainsi que l’organisation de la natation scolaire. Avec Feralia et deux piscines de proximité, nous disposons des moyens pour faire face à ces exigences.
Nous aurons aussi à avancer sur le difficile dossier de la copropriété dégradée des Tilleuls à Uckange, dont l’importance exige la mobilisation de tous les partenaires concernés, au premier rang desquels la solidarité nationale.
Je voudrais évoquer maintenant le patrimoine, la culture et le tourisme, qui ne sont ni un gadget, ni une danseuse mais des investissements qui contribuent à l’image du territoire. Je salue le travail de l’office de tourisme communautaire. Nos principaux sites, l’U4 notamment, nos principaux équipements culturels sont mentionnés comme ayant un impact au niveau de la grande agglomération du Sillon Lorrain. Ce n’est pas moi qui l’ai dit, mais mon collègue Jean-Luc BOHL, Président de Metz Métropole, dans une présentation faite à l’Arsenal lors de la conférence du Sillon Lorrain sur la métropole multipolaire. L’exemple du musée des mines de Neufchef, avec l’association AMOMFERLOR, qui a fêté en 2009 son 25ème anniversaire et va nous offrir prochainement une grande exposition sur la vie des mineurs, est aussi là pour le prouver.
Le parc communautaire de l’U4 est reconnu, hors de la vallée, comme élément fort, une sorte de point de repère ou d’identification. Il contribue à changer l’image d’Uckange. Naturellement le devenir de l’U4 ne saurait se résumer à du patrimoine et de la culture. J’ai toujours dit que le site, lieu de mémoire, doit être un lieu de vie. Et pour cela, nous travaillons sur les principes suivants : le premier est la diversification de la vocation du site, qui présente un grand intérêt par rapport à l’économie et à la logistique. Si l’EUROPORT se fait, il est prévu de mettre la cour rail-route sur le parc à fontes, juste à côté. Le second principe est évidemment de limiter les coûts de fonctionnement et, dans les investissements, de privilégier les investissements qui génèrent le moins de coûts de fonctionnement possibles, avec un taux de financement extérieur le plus élevé possible. Nous avons lancé l’idée d’une une étude globale qui pourrait être très largement financée par l’EPFL (à hauteur de 80 %) qui nous permettrait enfin d’avoir, selon les principes indiqués précédemment, un projet cohérent sur ce site. Le débat n’est plus dans la conservation mais il s’agit d’utiliser au mieux le site de l’U4 et aux meilleures conditions pour nos finances communautaires.
Je terminerai en évoquant des sujets plus larges à l’échelle du Nord Mosellan.
Je me félicite de la mise en place du SCOTAT dans un esprit de consensus. Chacun a fait l’effort nécessaire et trouvé des solutions intelligentes, avec une présidence tournante et un bureau élargi où territoires et sensibilités sont représentés. Cette structure, dont je suis le premier vice-président doit se mettre au travail rapidement, quand bien même les sujets sont complexes. Avec nos 8 délégués, avec mes collègues Patrick PERON, Vice-président et Philippe DAVID, assesseur, nous veillerons aux intérêts de notre territoire.
Je regrette par contre le retard pris dans la constitution du SYDELON, où l’enjeu économique et financier est pourtant décisif, comme l’a montré notre séminaire budgétaire. J’attends d’avoir confirmation de la position de la communauté du sillon mosellan et je ne manquerai pas de dénoncer les responsables d’une éventuelle position négative. Mais je réaffirme notre volonté de mettre en place une structure, qui n’a déjà que trop tardé !
Le Maire de Thionville avait lancé l’idée d’un processus de rapprochement entre les deux communautés d’agglomération. Lors d’un débat d’orientation en septembre, le conseil communautaire a exprimé la crainte de périmètres trop larges où beaucoup de communes verraient leur représentation réduite, surtout dans la perspective de la réforme territoriale. J’en prends donc acte. Je continue cependant à penser qu’à terme l’unité du bassin thionvillois reste une perspective souhaitable, mais complexe et qui prendra nécessairement du temps. Je suis d’ailleurs convaincu que pour être cohérent, le processus ne devrait pas être limité aux communautés d’agglomération mais être ouvert vers le Pays Haut, pour prendre en compte l’impact structurant du projet de Belval. Dans le même temps, les communautés rurales du bassin thionvillois sont attachées à leur organisation propre et leur volonté doit être respectée.
D’autres structures, plus larges encore, sont évoquées lorsqu’on parle de métropole Metz-Thionville, voire de conférence métropolitaine à l’échelle du Sillon Lorrain. Notre démarche est là également celle du pragmatisme car, si certains sujets impliquent une telle dimension, les difficultés d’organisation du seul bassin thionvillois prouvent qu’il faut être prudent. Je me félicite de la coopération avec le Sillon Lorrain, en espérant que 2010 voit se concrétiser notre demande d’association à cette structure. C’est une question de cohérence mais aussi un enjeu financier fort dans le cadre du contrat de projet Etat-région.
Le Val de Fensch a confirmé en 2009 qu’il est bien devenu un acteur clé dans les enjeux du Nord Mosellan. Nous avons démontré que nous savons travailler avec les autres communautés quand l’intérêt public l’exigeait. Nous sommes reconnus comme partenaires et nous sommes respectés. Je mesure le chemin parcouru, résultat d’un contexte politique favorable mais aussi et surtout de la volonté des élus, au-delà des différences, de travailler ensemble, dans l’intérêt des populations.
A tous et toutes je souhaite une très bonne année 2010.
Bonne année au monde économique, aux entreprises, commerçants et artisans. Permettez moi une mention particulière à notre dynamique association Cap Fensch, présidée par Roland Remmer et dont le travail a été salué récemment par l’obtention du Panonceau d’Or, au niveau national.
Malgré la distanciation entre entreprises et territoire qui découle de la réforme fiscale, l’économie et l’aménagement du territoire restent une priorité. Le contexte de crise nous impose de continuer à mettre l’accent sur l’économie et la création d’activités et d’être responsables et vigilants dans nos choix.
Pour 2010, je donnerais l’exemple de la requalification de la Rue Descartes, artère de liaison entre Sainte Agathe et la Feltière qui est un exemple de cette ambition pour rendre nos zones attractives pour les investisseurs. J’ai par ailleurs demandé au Président du Conseil de développement, Jean-Paul Guerquin, que je salue ainsi que ses collègues, de prévoir prochainement la mise en place d’un groupe de travail sur les moyens de renforcer l’attractivité économique du territoire. Bonne année donc au conseil de développement, qui représente les forces vives, entreprises, monde économique, syndicats, associations, bailleurs sociaux, personnalités qualifiées, tous ceux et celles qui font la diversité et la force de notre territoire.
J’adresse mes vœux les plus chaleureux au personnel communautaire, dont le rôle est essentiel. Je souligne son professionnalisme, sa compétence et son dévouement. Je salue le personnel de la régie, qui assure par toutes les conditions, un service public essentiel mais aussi tous ceux et celles qui sont en contact avec le public, les personnels des piscines en particulier, pour qui 2010 sera l’année de la mise en œuvre du nouveau schéma des piscines et de l’ouverture de Féralia. Je suis fier de l’ensemble de notre personnel administratif et technique de la Communauté, quel que soit leur niveau de responsabilité et les missions qu’ils assurent, conformément aux compétences communautaires : développement économique, aménagement de l’espace, logement, sports, culture, environnement. Nous avons la chance d’avoir des collaborateurs qui ont un grand sens de leur mission et dont la compétence est reconnue. Je remercie aussi l’ensemble des services administratifs, mon secrétariat et le Directeur général des services, dont le rôle est indispensable et dont l’efficacité est reconnue. Merci pour leur soutien et leur patience, je ne les ménage pas !
Je souhaite une bonne année 2010 aux services de l’Etat, dont l’appui nous est précieux. Je saluerai tout particulièrement Patricia GEYER, notre Receveur, et le Trésor public, qui assurent la fonction comptable et avec qui nous travaillons au quotidien. Je voudrai aussi souligner la qualité des relations avec les services de la Sous-préfecture.
A l’ensemble de mes collègues et amis, les élus présents, je souhaite une excellente année 2010 pour eux-mêmes, leurs communes et communautés. Mes vœux s’adressent particulièrement à mes collègues du conseil communautaire, à qui nous demandons beaucoup d’implication pour l’avenir de notre vallée. Je remercie aussi chaleureusement mes collègues du bureau communautaire, avec qui je travaille en étroite coopération. Chers collègues, sachons être unis afin de relever les défis, de réussir la mutation de notre territoire, de le développer harmonieusement. Ainsi nous surmonterons les moments difficiles parce que nous sortirons des épreuves, plus forts qu’avant.
Avant de vous inviter à prendre ensemble le verre de l’amitié, je remercierai à nouveau tous ceux et celles qui ont organisé cette soirée, le service communication, mon secrétariat qui a géré les invitations et la préparation du buffet, les services techniques et généraux pour leur support, les services techniques de la ville de Florange et de la Passerelle pour la préparation de la salle et sa décoration.
Pour terminer sur une métaphore « marine », puisque j’y ai fait plusieurs fois référence dans cette intervention, j’ai choisi une citation d’un romancier néerlandais, d’origine ougandaise, Moses Isegawa, issu de son roman Chroniques abyssiniennes « Le bateau qui ne résiste pas à la première tempête n’est pas fait pour le voyage ». Face au gros temps et aux nuages qui s’accumulent, sachons en 2010 faire souffler l’esprit communautaire ! Le Val de Fensch, ses habitants, ses élus sont bien armés pour tenir et pour réussir.
Il ne s’agit pas de se lamenter et d’envisager 2010 comme une vallée de larmes. Non, ce ne sera pas facile. Nous avons de grandes ambitions dans le projet de territoire et dans le pacte de mandature. Les contraintes sont fortes et nous aurons des choix à faire, des financements à trouver. Nous réussirons, si nous sommes capables de mettre d’abord en avant l’intérêt communautaire et le service rendu aux habitants.
Notre cohérence, notre cohésion, dans un tel contexte, sont indispensables ! Plus que jamais, je m’efforcerai d’être un président fédérateur, soucieux du développement harmonieux de ce territoire, dont nous devons être fiers !
Je vous remercie pour votre présence et votre attention et, en mon nom personnel et celui de l’ensemble du conseil communautaire, je souhaite une bonne année à l’ensemble des habitants de la Vallée. Que 2010 apporte santé, réussite et beaucoup de bonheur personnel à vous tous et à vos proches !
| Mairie |
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| Les voeux du Maire et du Président de la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch |
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