Les voeux de Monsieur le Maire

Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux, généraux,
Maires et représentants des villes voisines,
Mes chers collègues du Conseil municipal,
Mesdames et Messieurs les présidents d’associations,
Mesdames, Messieurs,

La deuxième cérémonie des citoyens d’honneur nous a permis de rendre hommage à des personnalités marquantes dans l’histoire et la vie de notre cité. C’est l’occasion pour chacun de mesurer ce que nous apportent le bénévolat et l’engagement.

Votre présence en nombre ce matin témoigne de l’intérêt que vous portez à la Ville de Florange. C’est pour nous un encouragement fort au moment de tirer le bilan de 2009 et de prendre nos résolutions pour l’année qui s’ouvre. Oui, je suis heureux de voir réunies ici à la Passerelle les forces vives de la commune et de saluer également nos invités du canton et de la vallée, en particulier mes collègues élus à qui j’exprime notre amitié.

2009 a connu la récession la plus forte depuis la grande dépression des années 30, une baisse du PIB en France de plus de 2%, avec ses conséquences : la montée du chômage, les fermetures d’entreprise, les licenciements. Notre région, où le poids des secteurs les plus sensibles à la conjoncture internationale est fort, avec la sous-traitance automobile et la sidérurgie, a naturellement été particulièrement touchée. Pour ne parler que de la ville de Florange, le nombre de demandeurs d’emplois, qui était tombé lors de son point le plus bas à 402 en juin 2008, atteignait en décembre 2009, 722 soit une hausse considérable de 80%.

Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est que les raisons objectives de la crise, qui trouvent leur origine première dans les excès de la finance internationale, n’ont pas trouvé de solutions. On pourrait dire du capitalisme financier qu’il est comme ces aristocrates émigrés de retour en 1815 et qui n’avaient rien appris ni rien oublié, selon le mot de Talleyrand. Alors que les banques ont été sauvées à coups de milliards par le contribuable, par des Etats d’ailleurs surendettés, les mécanismes pervers et sans contrôle de la spéculation internationale comme les bonus des traders, les produits dérivés, bref tout ce qui a failli faire sauter la planète sont plus que jamais en place. Pire, les banques reconstituent leurs marges en étant plus réticentes que jamais à financer particuliers et petites entreprises, cassant ainsi les perspectives de reprise. Et encore les choses auraient été plus sombres dans notre pays si les collectivités territoriales, qui assument plus des trois quarts de l’investissement public, n’avaient fait le pari de la relance, en investissant massivement. Pour prendre le seul exemple de la Ville de Florange, c’est plus de 3 millions d’euros qui auront été investis en 2009. L’Etat nous y a incité à travers le remboursement anticipé de la TVA, mais, dans le même temps nous « casse les pattes » pour le futur avec la suppression de la taxe professionnelle.

Pour terminer sur un environnement international décidemment bien sombre, malgré l’espoir que constituait un nouveau leadership aux Etats-Unis, il y a l’échec de la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique. C’est particulièrement inquiétant à long terme, et cela prouve que les problèmes de la planète, comme de la France d’ailleurs, ne peuvent se régler par l’incantation et l’agitation permanente, même si, pour être juste, cet échec trouve d’abord son origine dans la faillite des mécanismes de gouvernance de la planète.

Le problème n’est pas la croissance économique mais le contenu de celle-ci, qui doit être plus respectueux de l’environnement et placé sous l’impératif du développement durable. De même il est plus efficace d’inciter au développement des énergies propres et renouvelables plutôt que d’instaurer une prétendue fiscalité verte, type taxe carbone, d’autant plus injuste qu’elle épargne les lobbies les plus polluants et qu’elle frappe les ménages, au premier rang desquels les plus défavorisés.

Oui, il y a de vrais clivages et des choix fondamentaux à faire. Au moment où la France n’a jamais été aussi endettée, où le besoin de services publics n’a jamais été aussi criant, que ce soit pour faire face au vieillissement de la population, au besoin de formation ou d’éducation, pour ne prendre que ces quelques exemples, ne serait-il pas temps de revenir sur le démantèlement de ces services, et de s’en donner les moyens en remettant en cause les avantages indus de privilégiés de la politique fiscale, même si ce sont des amis du Fouquet’s ? Est-ce vraiment le moment d’aller encore plus loin en s’en prenant cette fois de manière frontale aux collectivités territoriales, alors que dans le même temps elles ont été mobilisées pour la relance ? La colère des élus de France, dans les profondeurs de notre territoire est grande, au-delà des différences de leurs engagements politiques.

Il y a d’abord la suppression de la taxe professionnelle. Qu’il fallait revoir cet impôt qui pesait sur la compétitivité des entreprises, nul ne le conteste. Mais il fallait un impôt économique assis sur une assiette neutre et évolutive, garantissant le lien entre l’économie et le territoire. On nous dit aujourd’hui qu’au prix d’une véritable usine à gaz (un texte de plus de 150 pages !) la suppression est compensée. A l’instant T, peut-être, encore que les maires de France savent ce que vaut la parole de l’Etat. Les dotations budgétaires ne sont jamais ni indexées ni pérennes mais à terme, les collectivités voient leur autonomie fiscale mise à mal. Ne vous y trompez pas : cela signifie à terme moins de services et plus d’impôts sur les ménages, dès lors que les coûts augmentent alors que les recettes prévues pour remplacer la TP seront au mieux stables.

Et puis il y a cette réforme territoriale, prétendument conçue pour faire plus simple. Elle aura surtout pour conséquences d’éloigner l’élu du territoire, de réduire encore les capacités financières, bref de « recentraliser » la République alors que tous avaient fini par reconnaître les vertus de la décentralisation, il suffit par exemple de comparer nos lycées et nos collèges avant et après. Mais ce qui blesse les élus locaux au plus profond d’eux-mêmes c’est l’image que cette réforme donne d’eux, qualifiés de budgétivores et maniaques de l’impôt. Quel incroyable culot de la part de gens qui ont fait exploser la dette publique et qui oublient que les collectivités, elles, contrairement à l’Etat, empruntent pour financer leurs équipements et non leur fonctionnement. On se focalise sur une légère diminution annoncée du nombre d’élus, alors que le statut envisagé du conseiller territorial coûterait plus cher au final, oubliant que le maillage du territoire par les élus, notamment municipaux, est une richesse de notre pays par le dévouement qu’il génère.

Certains d’entre vous seront présents lundi aux vœux de l’agglomération et je me suis donc efforcé d’éviter, autant que faire se peut, les doublons entre les deux discours que j’ai préparés.

Quelques mots sur le Conseil général et notre canton. Les observateurs attentifs du Conseil général vous diront que « je fais mon boulot » de conseiller général et d’opposant responsable et constructif. J’ai toujours déploré la critique systématique, ce n’est pas pour la pratiquer à Metz. Le Conseil général est lui aussi touché par les transferts de charges non compensées par l’Etat et le poids croissant des dépenses de solidarité, au premier rang desquelles la mise en œuvre du revenu de solidarité active et les dépenses liées à l’autonomie des personnes âgées. Nous indiquons quels sont les choix que nous ferons quand nous serons à la tête de cette collectivité, car tel est bien notre objectif et le plus tôt sera le mieux, pourquoi pas dès 2011 ? J’agis dans ce but et je peux dire qu’à partir d’un travail sérieux, je suis respecté et le canton n’est ni oublié, ni défavorisé, bien au contraire. Des exemples récents, comme les travaux au collège d’Uckange, la manière dont nous avons été entendus pour les projets de giratoires à Florange, la mise en œuvre du Pacte 57 tant à Uckange qu’à Florange, en sont quelques exemples significatifs. Jean Frentzel et Michel Paradeis, mes deux prédécesseurs, dont je salue la mémoire, l’avaient prouvé avant moi. Un conseiller général, élu de proximité, est là pour défendre les intérêts de son territoire. Le Président du Conseil général, avec qui je n’ai jamais caché nos divergences dans les grandes orientations, a confirmé qu’il est un Républicain et il était d’ailleurs irrespectueux de penser, comme cela a été écrit, lors de la campagne des cantonales, que le fait d’être représentés par un élu d’opposition défavoriserait Florange et Uckange.

En ce qui concerne la Communauté d’agglomération, je n’entrerai pas dans les détails, puisque ce sera naturellement l’objet de mon intervention de lundi. Je dirai seulement que la Communauté est aussi confrontée à une équation difficile mais qu’avec les élus de la vallée, je n’entends pas céder à la tentation de l’immobilisme voire du repli. Nous devons continuer la mise en œuvre de nos projets, dans des limites compatibles avec nos moyens financiers et dans le cadre de nos compétences. Je voudrais seulement répéter que le Président de la Communauté est l’exécutif d’une institution qui n’a pas vocation à remplacer les communes, seulement à se substituer à elles dans les domaines importants où la compétence lui a été transférée par les statuts. Mes collègues maires savent bien que la destinée des communes et de la Communauté est liée.

Les incertitudes demeurent quant aux intentions des dirigeants d’ArcelorMittal et qui pèseront sur le devenir de la vallée. Je pense à la pérennisation de la filière liquide au-delà de 2012 et à l’enjeu majeur que constitue ULCOS, le projet innovant de captage du CO2.

Je voudrais aussi souligner qu’en 2009, le Val de Fensch a confirmé qu’il est un acteur clé dans les enjeux du Nord Mosellan. Les exemples en sont nombreux, ainsi la mise en place du schéma de cohérence territoriale, le SCOT, bloqué depuis 2004. Nous avons aussi démontré que nous savons travailler avec les autres communautés quand l’intérêt public l’exigeait. Je pense tout naturellement au dossier du développement du port d’Illange et aux nombreux emplois qui en résulteraient. Nous sommes reconnus comme partenaires et nous sommes respectés.

Florange a continué à progresser en 2009. L’attractivité de la ville se confirme. Elle résulte de la qualité de ses équipements et de ses services, qu’il s’agisse de nos installations sportives, de nos écoles, d’un accueil périscolaire particulièrement souple ou encore des équipements culturels, notre médiathèque et la Passerelle, dont la programmation riche et diversifiée est désormais unanimement saluée.

Le recensement se faisant par sondages, le dernier chiffre connu au 1er janvier 2007 donne une population totale de 11.159 habitants. La ville continue à se développer, dans le respect de la mixité sociale. Les projets de lotissement donnent quelquefois lieu à des difficultés au moment de la reprise des réseaux et voiries par la ville. Je dois dire que nous sommes confrontés, Boucle de la Meuse, à une situation rendue encore plus difficile par le comportement inqualifiable de l’aménageur. Ce dossier prendra du temps mais nous veillerons aux intérêts de la Ville comme des résidents.

Notre ville, ma ville, je la connais bien, pour aller régulièrement à la rencontre des habitants dans les quartiers. Dans ces réunions reviennent souvent la propreté et l’entretien de la voirie. Les services techniques de la ville font un travail que je salue, dans un contexte difficile, dans une ville industrielle, étendue, une ville de transit, avec de nombreux poids lourds. En 2009, des moyens supplémentaires ont permis d’accroître les surfaces de voirie et d’espaces verts concédés à des prestataires. Les effectifs des ateliers restant constants, les agents ont pu renforcer leur travail d’entretien et de fleurissement des secteurs qui leur sont confiés, sans compter les nombreuses interventions dans le cadre des manifestations de la ville et des associations. Il faut aussi prendre en compte les nouvelles contraintes de développement durable et de santé publique, qui ne permettent plus d’utiliser pour le désherbage des produits phytosanitaires ; Il faut donc revenir aux vieilles méthodes, à la pioche, c’est plus long et moins efficace mais il s’agit de développement durable et de la santé des personnels et des citoyens. J’indique que, pour améliorer la situation en période estivale, j’ai demandé que les emplois d’été soient redéployés en 2010 au profit des services techniques plutôt que dans les postes administratifs.

2009 a aussi vu le règlement de problèmes de longue date, je pense tout particulièrement à la requalification de la rue Gay-Lussac, reprise désormais dans le domaine public après une refonte complète des réseaux, de l’éclairage public et de la voirie. Il en a été de même pour l’assainissement à Maisons Neuves. Ces deux chantiers considérables ont représenté respectivement 377.133 euros et 494.223 euros TTC.

L’équipement des terrains de jeux dans les quartiers s’est poursuivi, à Oury-sud, au parc saint Agathe et à Ebange, avec la réfection complète du terrain multi sport à proximité du foyer AMLI. Suite à l’accord de Bail Industrie pour la mise à disposition d’un terrain à proximité du quartier des Carolingiens, les travaux préalables à l’aménagement de ce site ont été réalisés, avant l’implantation ultérieure de jeux pour les enfants en 2010.

Nous nous étions engagés, dans notre programme municipal, à la réfection de deux courts de tennis extérieur. C’est un engagement tenu depuis le mois de septembre 2009.

Nous avons également engagé un programme en trois phases visant à améliorer le service public. Dans un contexte social tendu, la situation peut s’avérer difficile au CCAS. Nous avons donc souhaité installer la police municipale à proximité du CCAS, ce qui est programmé pour 2010. Pour se faire, il fallait libérer des locaux Rue de Verdun. La première étape a donc constitué à proposer de nouveaux locaux à l’association Vie Libre, au complexe de Bétange. Je tiens à souligner le superbe travail réalisé sur ce site tant par les services de la ville que par le tutorat technique dans le cadre d’un chantier d’insertion soutenu par le Département. Nous inaugurerons les nouveaux locaux le 25 janvier prochain, en présence de Monsieur le Sous Préfet et du Vice Président du Conseil général en charge des affaires sociales. Vie Libre disposera de locaux neufs, de plein pied, aux normes pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et qui lui permettront de poursuivre son action dans les meilleures conditions. Nous voulions mettre en avant cette action exemplaire dans le cadre de la politique d’insertion.

Je voulais enfin relever que 2009 a permis de faire bouger les choses dans un dossier lancé il y a de nombreuses années, celui de la rénovation des foyers de travailleurs migrants. C’était une question de dignité envers des travailleurs qui ont contribué à la prospérité de notre région et qui ont connu trop longtemps des conditions de logement indignes. La volonté politique de la Ville de Florange a été forte. Elle a été exprimée par ses maires, Jean-Marie François et moi-même mais je salue aussi la ténacité de mon ancien Premier Adjoint, Patrisse Monti.

Lors des visites et réunions de quartiers, les problèmes liés aux incivilités continuent à occuper une part importante des préoccupations des habitants. Le chahut tard en soirée, le rassemblement dans des coursives ou des entrées d’immeubles, les injures quelquefois, les tags avec des mots intolérables vis à vis des autorités ou de la police, tout cela crée un climat qu’il faut combattre sans relâche, même s’il faut aussi relativiser les choses et éviter les amalgames. La situation n’est en rien comparable avec celle à laquelle sont confrontées d’autres villes de notre Département. Je voudrais rappeler qu’il n’y a ni laxisme, ni complaisance. En cas de dégradation, le dépôt de plainte est systématique et la réparation intégrale exigée, comme pour les dégâts causés à l’école sainte Agathe. La réparation peut d’ailleurs prendre la forme de travail pour la collectivité, comme cela a été fait pour un « taggeur » pris sur le fait il y a quelques mois. C’est ce que l’on appelle l’ordre juste !

La bonne coordination des acteurs de la sécurité et de la prévention est primordiale. Elle est assurée au sein du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le CLSPD, présidé par le Maire et qui réunit forces de police, nationale et municipale, services de l’Etat, club de prévention, centre social, acteurs associatifs. Il est bien entendu que la protection des biens et personnes est la responsabilité exclusive de l’Etat, c’est même une de ses missions régaliennes.

Le travail d’animation et de prévention est décisif, afin d’éviter, notamment pendant les périodes de vacances, les conséquences du désoeuvrement. Nous avons à Florange une riche gamme d’activités sportives et culturelles. Je voudrai en remercier les acteurs associatifs qui se mobilisent, y compris en dehors des périodes habituelles C’est un vrai travail de lien social qui est fait, quand un gamin pratique une activité sportive plutôt que de traîner dans la rue.

L’action dans ce domaine, pour être efficace, doit venir de tous ; Chacun doit jouer son rôle, y compris la victime en n’ayant pas peur de signaler les faits à la police. Nous avons ainsi pu régler en nous y mettant tous une situation qui était devenue invivable pour les résidents d’un immeuble Avenue de Lorraine.

Nous nous donnons les moyens, avec la police municipale, dont la priorité à mes yeux est son travail de présence sur le terrain. Je mentionnerai aussi la vidéo surveillance, avec plus de 60 caméras installées sur les équipements publics et qui peut permettre dissuasion et élucidation de certains faits, même si la législation protectrice des libertés, nous éloigne de toute méthode à la « Starsky et Hutch ». Pour autant, là non plus pas d’état d’âme et nous entendons continuer cette politique et moderniser les caméras les plus anciennes

La justice, les forces de police mènent un combat de longue haleine contre le trafic des stupéfiants mais la proximité des frontières et l’ouverture de celles-ci font que le travail doit être repris périodiquement. Je continue à regretter les effectifs insuffisants des forces de police sur la vallée, notamment en soirée et le week-end, tout en soulignant l’excellente coopération avec celles-ci, sous l’égide de Monsieur le Commissaire central de Thionville. Plus d’effectifs de police me semble plus efficace que de multiplier les lois de circonstance et les effets d’annonce sur le sujet !

Il faut que chacun joue son rôle, ce qui n’est pas le cas quand un syndic se contente de renvoyer les problèmes à la mairie, sans inscrire à l’assemblée générale de la copropriété la modification d’un règlement intérieur qui permettrait de mieux encadrer l’activité et les horaires d’un commerce qui génère des nuisances. Autre exemple, le collège, où le comportement des élèves aux abords concerne aussi l’établissement et où l’organisation des horaires ne devrait pas négliger les conséquences « externes » des emplois du temps.

La sécurité routière fait partie de nos priorités. Les investissements lourds ont été poursuivis en 2009 rue d’Uckange et rue Sainte Agathe, les dispositifs choisis ayant pour objectifs de casser la vitesse et de mieux réguler les flux, en conformité avec le plan de circulation. En 2010, l’inscription d’un nouveau giratoire au croisement des RD 952 et 952 bis, à proximité du nouveau lotissement du Triangle de la Fensch, permettra de résoudre les problèmes dans un secteur dangereux. D’autres aménagements de carrefours sont encore en projet, comme celui de la centrale au niveau de Trans Fensch et qui a été retenu au prochain plan d’aménagement des routes départementales.

La Commission circulation, sous l’égide de mon collègue Gérard Flamme, travaille beaucoup pour régler les difficultés dans les quartiers, comme à Ebange cette année. Sa méthode est la flexibilité, la réversibilité et le dialogue, la concertation, j’allais dire la patience. Car les problèmes ne sont pas faciles à résoudre, avec des foyers où il y a 3, voire 4 voitures, où le garage sert bien souvent de lieu de rangement. On réclame des aménagements, mais pas devant chez soi ! Ce n’est pas toujours facile mais la méthode choisie reste la seule possible.

Depuis plusieurs années, la Municipalité s’est engagée, dans de nombreuses actions, pour améliorer la sécurité dans la ville en matière de circulation.

Je voudrais souligner les résultats obtenus pour améliorer la sécurité routière aux abords des écoles. Dans l’objectif d’assurer la sécurité des enfants et de développer l’écomobilité, un programme a été lancé en 2009. Une première phase a d’ores et déjà été mise en place, avec succès, dans la rue Gargan (école du Centre).

La seconde phase du programme débutera le 18 janvier 2010 aux abords de l’école d’Oury-Nord. Aussi, je vous informe que la rue des Bons Enfants sera interdite à toute circulation sauf riverains aux heures d’entrées et de sorties des élèves. Il y va de la sécurité des enfants et aussi de leur santé. Un peu de marche ne nuit pas à leur bien être, bien au contraire !

En passant en revue le bilan 2009, j’ai largement évoqué les perspectives 2010.

Le projet de construction d’un nouveau centre technique municipal, pour remplacer les ateliers actuels, qui n’offrent plus les conditions de travail nécessaires, va entrer dans une phase de réalisation en 2010. L’accent sera mis sur le développement durable, avec récupération des eaux pluviales et implantation d’une toiture avec panneaux photo voltaïques. Le surcoût initial sera rapidement amorti et le choix sera producteur de revenus.

J’émets le vœu pour 2010 que l’on cesse enfin d’opposer les Français entre eux, de remettre en cause les fondements du droit social, de la protection sociale qui sont un élément clé du pacte républicain. Car point n’est besoin de grand débat sur l’identité nationale, fondée sur l’adhésion aux valeurs de la République, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. J’ai d’ailleurs fait inscrire au programme travaux 2010 l’inscription de la devise républicaine sur le fronton de l’hôtel de ville.

Vous connaissez ma vigilance constante au sujet de la résurgence des projets de traversée de notre ville par une liaison entre les autoroutes A30 et A 31. Malgré le « Grenelle de l’environnement » de 2007, les services de l’Etat n’ont pas renoncé au projet du Contournement Ouest de Thionville, le COT. Certains voudraient même utiliser le dossier du port d’Illange pour relancer le sujet, alors que les deux Communautés d’agglomération défendent une autre solution pour le désenclavement routier du port, par une liaison vers l’A30, qui aurait en outre l’avantage de permettre le contournement d’Uckange. L’autre solution, le désenclavement vers le Nord, relance le COT et présente de nombreux inconvénients pour Uckange, Terville et Thionville. Nous resterons vigilants sur ce dossier, sur lequel notre opposition n’a jamais faibli. Il est important sur ce dossier de conserver le soutien sans failles de la Région, comme c’est le cas depuis 2004. Pensez y au moment de faire votre choix en mars, même si naturellement il y a beaucoup d’autres bonnes raisons en faveur du choix que je défendrai avec mes amis dans le débat des prochaines semaines.

A tous et toutes je souhaite une très bonne année 2010.

· Au monde économique, aux entreprises, commerçants et artisans. Certes, les temps sont difficiles mais nos zones d’activité sont attractives, le bilan des créations d’emploi est là pour le rappeler.

· Que 2010 soit favorable à nos associations, leurs dirigeants et tous les bénévoles de la ville que je remercie pour leur dynamisme et leur implication. On ne souligne jamais assez combien nos bénévoles sont irremplaçables.

· Bonne année au corps local des sapeurs pompiers, 2009 ayant vu l’arrivée d’un nouveau chef de centre, M. BENDER, qui a succédé officiellement à Gilbert LEDIG.

· Bonne année à la police nationale ! C’est l’occasion pour moi de saluer M. Valentin, qui a succédé en cours d’année à M. Gay Heuzey et qui poursuit l’excellente coopération au quotidien entre police municipale et police nationale.

· Bonne année également aux bailleurs sociaux, lotisseurs et investisseurs privés qui contribuent par leurs projets au développement de notre ville.

· Bonne année au personnel communal, dont je salue la compétence et le dévouement. Mes vœux vont aux différents services : services techniques, la police municipale, la communication, l’ensemble du personnel administratif de la mairie et du Centre Communal d’action sociale, tous les services qui reçoivent du public ou sont en contact avec lui : le CCAS, la médiathèque, le centre culturel, les finances, l’urbanisme, le département de la vie locale dans ses différentes composantes, espace du citoyen, sports, service scolaire, démographie et état-civil. La patience et la courtoisie sont pour eux des exigences essentielles. Je remercie aussi mon secrétariat et le cabinet du maire qui me subissent toute l’année ainsi que la Directrice générale des services, dont le rôle est indispensable et dont l’efficacité est connue.

· Bonne année 2010 aux services de l’Etat, à Madame le Receveur et le Trésor public, qui assurent la fonction comptable et avec qui nous travaillons au quotidien. Je voudrai aussi souligner la qualité des relations avec les services de la sous préfecture et plus personnellement à Monsieur le Sous-préfet.

· Comme toujours, je terminerais par mes collègues élus.

o Bonne année 2010 au conseil municipal. Nos débats doivent rester de qualité, respectueux, où chacun peut s’exprimer, l’objectif commun étant l’intérêt de notre ville. Merci tout particulièrement à la majorité municipale pour son soutien et aux membres du bureau municipal car ils savent que je suis aussi exigeant envers moi même qu’envers ceux et celles qui travaillent avec moi, en équipe.

o Que 2010 soit propice à mes collègues élus des autres communes et à leurs projets, dont beaucoup nous font l’amitié d’être présents ce matin. C’est un plaisir de travailler avec eux, en toute amitié.

Et pour illustrer la devise républicaine, qui fonde notre pacte républicain, je terminerais par une citation de François Mitterrand, prononcée le 21 mai 1988, lors de son discours d’investiture pour son second mandat « Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de chaque jour qui se nomment liberté, égalité, fraternité, aucun volontaire n’est de trop ».

Je vous remercie pour votre présence et votre attention et, en mon nom personnel et celui de l’ensemble du conseil municipal, je souhaite une bonne année à notre ville et à l’ensemble des Florangeois et Florangeoises. Je leur souhaite une année heureuse, qui leur apporte santé, bonheur et épanouissement personnel comme dans leurs projets professionnels et collectifs

La Municipalité
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