• 23/04 - Visites et réunions de quartier
  • 18/04 - Marché du dimanche
  • Les Estivales de Bétange 2018, du 05 au 26 août
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  • 18 /08
    00:00 à 00:00
    American Days

    18 & 19 août 2018
    Dans le cadre des Estivales de Betange
    En partenariat avec Les Amis de la Country
    > Concerts, démonstrations et animations sur le thème des Etats-Unis
    Lieu : Complexe de Betange

  • 18 /08
    08:00 à 16:00
    Concours poissons blancs

    Lieu : Carpodrome
    Organisé par La Rousse

C’était il y a cent ans, à Verdun. Du 21 février au 15 décembre 1916, les armées allemandes et françaises s’affrontaient sur un front (de cinq kilomètres sur dix) au sein de la plus terrible bataille que l’Humanité ait connue avec du côté français, 379 000 pertes (morts, blessés et disparus) et du côté allemand, 335 000.

Le 29 mai, date symbolique choisie par le Général de Gaulle pour le cinquantenaire de la bataille, la Ville a rendu hommage à toutes les victimes au Monument aux Morts. Les participants (élus, porte-drapeaux, anciens combattants, membres d’associations, pompiers, policiers municipaux, élus du Conseil Municipal des Enfants, citoyens…) ont observé une minute de silence.

Michel Decker, Maire de Florange a ensuite déposé une gerbe au pied du Monument aux Morts. Il a lu le message de Jean-Marc Todeschini. Pour le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire : « Verdun, c’est un « enfer » avec plus de 700 000 victimes mais c’est aussi le symbole fort de la réconciliation franco-allemande. Le 22 septembre 1984, c’est devant l’ossuaire de Douaumont que François Mitterrand et Helmut Kohl se sont tenus la main. Dans la continuité de ce geste, le Président de la République Française et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne honorent en ce jour les soldats et les civils dont la bataille a brisé les destins et inaugurent ensemble le Mémorial de Verdun rénové ».

Le premier magistrat de la commune a lu ensuite la lettre du brigadier Taupiac, soldat du 58ème régiment, qui décrivait les atrocités de la guerre et de la bataille de Verdun. « Trois raisons m’ont conduit à laisser à un « poilu » les premiers mots de cette allocution a précisé Michel Decker.La première est symbolique. Elle tient au respect des morts, à l’ombre dans laquelle leur héroïsme nous relègue, à la préséance éternelle que le sacrifice leur a acquise. La deuxième est historique. Depuis la mort de Lazare Ponticelli, en mars 2008, il n’y a plus de combattants français de la Grande Guerre. Les soldats de Verdun ne vivent plus qu’à travers nous. Il nous incombe de relayer leurs voix, de perpétuer leur témoignage. La troisième, enfin, vient du cœur : elle vient du choc que m’inspirent les lettres retrouvées des soldats, leur nombre, leur fièvre, leur anxiété ». A Verdun, il est vrai que la guerre a donné lieu à une frénésie d’écriture. Une profusion de courriers, de récits poignants, de notes griffonnées sous les balles en témoigne.

Verdun est l’une des ces batailles que la paix n’efface pas. Ceux qui l’ont traversée ont voulu que leurs souffrances ne restent pas sans leçons et Michel Decker y est sensible : « Florange salue ceux de Verdun. Elle salue ces poilus à qui elle doit sa liberté. Sous leur regard, elle salue la paix reconquise ».

Un article rédigé par Emmanuel GARBAL