Retrouvez ci-dessous le communiqué concernant la conférence de presse qui s'est tenue ce lundi 25 février, au sujet de l'A31bis.

Michel LIEBGOTT, Président de la CAVF, 1er VP du Pôle Métropolitain Frontalier Nord Lorrain, Maire de Fameck
Pierre CUNY, Président de la CAPFT, Président du Sillon Lorrain, 2ème VP du Pôle Métropolitain Frontalier Nord Lorrain, Maire de Thionville
et Rémy DICK, Maire de Florange

Pourquoi une conférence de presse commune aujourd’hui ?

- Des doutes sur le financement de l'A31bis sont formulés ici et là. Pour Bertrand Pancher, député de Meuse, « L’agence de financement des infrastructures de transport française (AFITF) n’a plus d’argent », même s’il est important de préciser que la partie Nord du projet doit être réalisée par le biais d’une concession (800M€) et non d’un financement public ;
- Des entreprises et emplois seraient menacés dans l'hypothèse de la réalisation du tracé F4 dans les ZAC Sainte-Agathe et Feltière ;
- Le Préfet de Moselle évoque un manque de participation à la concertation publique, en particulier des travailleurs frontaliers ;
- La multiplication de ces signaux négatifs oblige le Gouvernement luxembourgeois à réagir jeudi dernier ainsi que le Président de la Région Grand Est, Jean ROTTNER, lors d’une conférence vendredi à l’IGR à Esch-sur-Alzette.

Pourquoi l'A31bis doit se faire ?

Le Nord-Mosellan, avec l'accroissement exponentiel du travail frontalier vers le Grand-Duché du Luxembourg, connaît depuis des années une saturation quasi permanente de son réseau routier et autoroutier, malgré les efforts entrepris en matière de transports en commun, notamment le train et les lignes de bus transfrontalières. Les projections de croissance des travailleurs frontaliers français, lesquels devraient être 150.000 à l'échéance 2030 selon les travaux de l'AGAPE, laissent à penser que l'on pourrait tendre, très rapidement, vers une véritable congestion. Le projet A31bis a été validé en février 2016 par une décision ministérielle (en concurrence avec de nombreux autres projets dans le cadre des travaux de hiérarchisation menés par la commission Duron) et doit concourir à améliorer les conditions de mobilité routière dans le Nord Lorrain.

Pourquoi nous soutenons une option souterraine du COT ?

Au stade de la concertation publique en cours, quatre tracés ont été proposés par le comité de pilotage : F3, F3 bis, F4, F10. Deux de ces tracés, F3 et F3 bis, ont d’ores et déjà été jugés irréalisables par les services de l’Etat.

Il ne reste donc que deux tracés : le tracé F4 qui répond à tous les objectifs fixés, mais qui, tel qu'il est prévu par les services de l'État, couperait la ville de Florange en deux ; et le tracé F10 qui imposerait de traverser la Moselle pour relier Illange à Terville.

Conscients de l’urgence à agir et à apporter une réponse concrète à cette situation après l'échec du projet A32 il y a 15 ans, les élus du territoire exigent, comme l'ont exprimé Pierre CUNY, Président de la communauté d'agglomération de Thionville Porte de France, et Michel LIEBGOTT, Président de la communauté d'agglomération du Val de Fensch, devant le Préfet de Moselle, Didier MARTIN, et le Sous-Préfet de Thionville, Thierry BONNET, lors de leurs voeux respectifs en janvier dernier, un passage par Florange sans nuisance, à savoir, en tunnel souterrain (et non en viaduc et tranchées couvertes comme prévu dans le tracé F4) sous la zone urbanisée reliant directement et intégralement l’A30 depuis l’échangeur n°2, à l’A31 au niveau de l’échangeur n°42.

Notre territoire n’est pas un sous-territoire de la France !

Les ingénieurs français savent réaliser de telles infrastructures à Versailles, Paris, Lyon, Marseille, Toulon, Angers ou bien Mulhouse. Pourquoi ne le pourraient-ils pas ici ?

De la même manière, le surcoût de financement ne saurait être un obstacle compte tenu de la recette fiscale encaissée par l'Etat français grâce aux travailleurs frontaliers. Le projet étant par ailleurs prévu en concession avec péage selon un système de free flow. Comparativement à cette exigence, le tracé F10 ne saurait être envisagé que comme une alternative imparfaite et contraignante.

En parallèle à cette première exigence, serait exigée concomitamment la levée de toutes les contraintes d'urbanisme rattachées aux quatre tracés présentés dans le cadre de la concertation publique (y compris les sursis à statuer qui bloquent actuellement le développement économique des périmètres concernés).

Le choix d'un souterrain tel que présenté précédemment permettrait :

1. De répondre à tous les objectifs fixés par l’Etat pour le secteur Nord dans le cadre de la concertation publique sur l’A31 Bis, à savoir : diminuer le trafic sur l’A31 à hauteur de Thionville, assurer une liaison performante entre les vallées de l’Orne, de la Fensch et Thionville, et éviter au maximum les impacts sur les habitants et leur environnement ;
2. De répondre aux soucis des collectivités locales désireuses de maîtriser leur développement ;
3. De répondre au besoin légitime des populations de préserver leur cadre de vie et leur environnement ;
4. D’apporter pour le volet routier une réponse à la hauteur de l’enjeu transfrontalier ;
5. D'éviter les contraintes archéologiques, le tracé se situant sur la voie romaine ;
6. D'éviter les conflits et recours avec les villes concernées ;

Michel LIEBGOTT, Pierre CUNY, Rémy DICK, les élus membres de l’association Nord Moselle Plus regroupant les 6 EPCI du Nord Mosellan appellent tous les élus, la population et les acteurs économiques désireux de voir enfin se réaliser l'A31Bis à les rejoindre dans cette exigence !

Ils s’opposent au tracé F4 tel que prévu par l’Etat, exigent la réalisation du COT par voie souterraine et demandent que l’Etat mette à l’étude au plus vite, et préalablement à la DUP, cette solution. Cette requête a d’ailleurs également été formulée par le garant de la concertation publique lors du dernier Comité de Pilotage en présence de Jean-Luc MARX, Préfet de Région.